Conditions vérifiées le 31 juillet 2026. Elles évoluent chaque année : confirmez avant de déposer.

Le PVT en Corée du Sud, officiellement le visa Working Holiday H-1, permet à un jeune Français de vivre douze mois dans le pays, d'y voyager librement et d'y travailler pour financer son séjour. C'est la voie d'entrée la plus souple pour découvrir la Corée autrement qu'en touriste, et la seule qui n'exige ni employeur ni université avant le départ.

Qu'est-ce que le PVT en Corée du Sud ?

Il repose sur un accord bilatéral entre la France et la Corée du Sud. Sa logique tient en un mot : le séjour est un séjour de découverte, et le travail n'en est qu'un moyen de financement. Cette nuance n'est pas rhétorique, elle a des conséquences très concrètes sur ce que vous avez le droit de faire, comme on le verra plus bas.

Le PVT en repères

12 mois
Durée du visa
2 000
Places par an
< 31 ans
Limite d'âge
25 h
De travail par semaine

Qui peut faire un PVT en Corée ?

  • Être de nationalité française.
  • Avoir moins de 31 ans. Point de vigilance : l'âge s'apprécie à la réception du dossier par les services coréens, pas à la date de dépôt. Quelques jours d'acheminement peuvent donc faire basculer un dossier limite.
  • N'avoir jamais obtenu ce visa : le PVT coréen ne se fait qu'une fois dans sa vie.
  • Disposer de fonds suffisants : 2 500 € avec un billet aller-retour, ou 3 500 € sans.
  • Souscrire une assurance couvrant l'intégralité des douze mois.
  • Ne pas être accompagné de personnes à charge.

La limite d'âge devrait passer à 35 ans

La France et la Corée du Sud ont acté en 2026 un relèvement de l'âge maximal. La mesure doit encore être ratifiée et publiée avant de s'appliquer : elle n'est pas en vigueur à la date de cette mise à jour. Si vous avez plus de 30 ans, surveillez l'officialisation plutôt que de renoncer.

Le quota et quand postuler

La France dispose de 2 000 places par an, et c'est le vrai point critique du dossier : elles partent en quelques jours. Un dossier parfait déposé trois semaines après l'ouverture ne sert à rien si le quota est épuisé.

La conséquence pratique est simple : constituez votre dossier avant l'ouverture, pas après. Les pièces les plus lentes à obtenir, l'assurance et les justificatifs bancaires, doivent être prêtes en amont. Les dates d'ouverture variant d'une année à l'autre, vérifiez-les auprès du centre de demande plusieurs mois à l'avance.

Les documents et la démarche

Depuis la France, la demande se dépose en personne au KVAC, le centre de demande de visa coréen à Paris, sur rendez-vous. Ce n'est plus le consulat qui reçoit directement les dossiers. Des frais de dossier d'environ 60 € s'appliquent, à régler avant le rendez-vous.

PièceCe qui est attendu
Formulaire de demandeLe formulaire officiel coréen, rempli en anglais, avec photo d'identité aux normes.
PasseportValide au-delà de la fin du séjour, avec des pages vierges.
Lettre de motivationEn anglais, une page : pourquoi la Corée, ce que vous comptez y faire, vos projets de voyage et de travail.
Plan de séjourUn programme prévisionnel sur les douze mois, même approximatif.
Justificatif de fondsRelevé bancaire récent : 2 500 € avec billet aller-retour, ou 3 500 € sans.
Attestation d'assuranceCouvrant soins, hospitalisation et rapatriement sur toute la durée.
CVEn anglais, une page.
Extrait de casier judiciaireDemandé selon les années, à vérifier sur la liste en vigueur.

La lettre de motivation mérite qu'on s'y attarde : c'est la pièce la plus évaluée du dossier. Écrivez-la en anglais, restez sur une page, et montrez un projet cohérent plutôt qu'un enthousiasme générique. Mentionner des régions précises, un intérêt pour la langue ou un secteur d'activité vaut mieux qu'une déclaration d'amour à la K-pop.

La liste exacte des pièces évolue d'une campagne à l'autre. Vérifiez-la sur la liste officielle en vigueur au moment de constituer votre dossier plutôt que sur un blog, y compris celui-ci.

Cap Working Holiday

L'attestation d'assurance est une pièce obligatoire du dossier : sans elle, la demande est rejetée. Elle doit couvrir les douze mois d'un seul tenant.

  • Couverture continue sur 12 mois, ce qu'une assurance voyage ne permet pas
  • Attestation envoyée par email, à joindre au dossier
  • Rapatriement inclus, exigé par le consulat
Voir les assurances PVT

Lien partenaire. Souscrire via ce lien ne change rien à votre tarif et nous permet de financer le site.

Le comparatif des couvertures et des tarifs figure sur notre page assurance pour la Corée du Sud.

Le budget d'un PVT en Corée

Le montant exigé par le consulat n'est pas le budget réel du départ. Il faut y ajouter tout ce qui se paie avant même de toucher un premier salaire.

  • Le justificatif de fonds : 2 500 € avec billet aller-retour, ou 3 500 € sans. C'est un minimum réglementaire, pas une estimation de vos besoins.
  • Le billet d'avion : comptez plusieurs centaines d'euros, très variables selon la saison.
  • L'assurance annuelle : de l'ordre de 350 à 550 € pour douze mois.
  • Le dépôt de garantie du logement : le poste le plus lourd et le plus sous-estimé, souvent plusieurs millions de wons à sortir avant le premier loyer.
  • Les premières semaines : hébergement temporaire, transport, téléphone, avant de s'installer.

Le détail des dépenses mensuelles une fois installé se trouve sur notre page coût de la vie en Corée du Sud.

Vols Paris - Séoul

Le billet conditionne le montant de fonds exigé : avec un aller-retour, le justificatif tombe de 3 500 à 2 500 euros.

  • Comparer avant de figer une date d'entrée
  • L'aller-retour allège le justificatif bancaire du dossier
Comparer les vols

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À l'arrivée : logement, ARC et compte bancaire

Trois démarches structurent les premières semaines, et elles s'enchaînent dans un ordre contraint.

Le logement d'abord, parce qu'il conditionne le reste : une adresse est nécessaire pour la suite. Les pvtistes se tournent en général vers les goshiwon, ces chambres minuscules à prix réduit, les colocations entre étrangers, ou un officetel en wolse si le budget suit. Le sujet est détaillé sur se loger en Corée du Sud.

La carte de résident ensuite. L'ARC (alien registration card) doit être demandée dans les 90 jours suivant l'arrivée. Sans elle, impossible d'ouvrir un compte bancaire, de souscrire un forfait mobile ou de signer un contrat de travail. Voir notre page carte de résident ARC.

Le compte bancaire enfin, une fois l'ARC en main. Les banques coréennes demandent la carte, un justificatif de domicile et parfois un numéro de téléphone local, ce qui crée un enchaînement obligatoire dont on ne peut pas sortir. Prévoyez de vivre plusieurs semaines sur vos moyens de paiement français. Côté santé enfin, le PVT ne donne pas accès à l'assurance nationale avant six mois de résidence : voir la santé en Corée du Sud.

Travailler pendant son PVT

C'est le point sur lequel la plupart des guides francophones sont inexacts, et l'erreur peut coûter cher. Les pvtistes français sont limités à 25 heures de travail par semaine, soit environ 1 300 heures sur l'année. Ce plafond découle de l'accord bilatéral et vise à garder l'emploi accessoire au séjour.

Des secteurs vous sont interdits

Le visa H-1 n'autorise pas tout. Sont exclus les établissements de divertissement pour adultes, les professions réglementées (médecine, droit, aviation, journalisme, ingénierie) et l'enseignement, qui relève du visa E-2. Travailler dans un secteur interdit ou au-delà du plafond horaire expose à une annulation du visa et à une interdiction de retour.

Dans les faits, les pvtistes travaillent surtout dans la restauration, les cafés, l'hôtellerie, le tourisme et parfois la traduction ou le contenu. Le niveau de coréen reste le facteur déterminant : sans lui, les opportunités se limitent aux environnements internationaux de Séoul. Le marché du travail coréen dans son ensemble est traité sur travailler en Corée du Sud.

Beaucoup consacrent d'ailleurs une partie de leur année à des cours de coréen en institut, ce que le visa autorise, plutôt qu'à maximiser leurs heures. Compte tenu du plafond de 25 heures, c'est souvent le meilleur arbitrage.

Un mot sur la réalité de l'année, que les récits de pvtistes recoupent largement : les premiers mois sont administratifs et frustrants, l'installation prenant plus de temps qu'imaginé, et le rythme ne devient confortable qu'une fois l'ARC obtenue. Prévoir un budget qui tienne sans revenus pendant deux mois évite de devoir accepter n'importe quel emploi dans l'urgence.

Après le PVT : et ensuite ?

Le PVT ne se renouvelle pas et ne se prolonge pas : douze mois, une fois dans sa vie. La question du « et après » se pose donc dès le neuvième mois, souvent trop tard pour bien s'organiser.

Trois trajectoires reviennent. Basculer sur un visa de travail, en général un E-7, si un employeur accepte de vous sponsoriser : c'est la voie la plus courante, mais elle suppose d'avoir décroché un poste qualifié pendant l'année. Passer sur un visa étudiant D-2 ou D-4, beaucoup l'utilisant pour poursuivre l'apprentissage du coréen tout en restant sur place. Ou viser le F-2-7, ce statut de résidence à points qui ouvre une liberté d'emploi complète, mais dont les critères d'âge, de revenus et de niveau de langue se préparent longtemps à l'avance.

Certains changements de statut se font depuis la Corée auprès du bureau de l'immigration, d'autres imposent de rentrer déposer un dossier. Le panorama complet est sur notre guide des visas coréens.

Questions fréquentes

Conditions vérifiées le 31 juillet 2026. Le quota, la limite d'âge, les montants exigés et la liste des pièces évoluent d'une campagne à l'autre : confirmez auprès du centre de demande de visa coréen avant de constituer votre dossier.