Vérifié auprès des sources officielles le 31 juillet 2026.
La K-ETA est l'autorisation de voyage électronique de la Corée du Sud. Elle concerne les voyageurs dispensés de visa pour un court séjour. Point essentiel avant d'aller plus loin : à la date de cette mise à jour, les ressortissants français en sont exemptés jusqu'au 31 décembre 2026. Ce qui reste obligatoire, en revanche, c'est l'e-Arrival Card.
En résumé, pour un Français qui part maintenant
Pas de K-ETA à demander. L'exemption court jusqu'au 31 décembre 2026.
Une e-Arrival Card à remplir, gratuite, dans les trois jours avant l'arrivée.
Un passeport valide et un séjour de 90 jours maximum sans visa.
Qu'est-ce que la K-ETA ?
K-ETA est l'abréviation de Korea Electronic Travel Authorization. C'est une pré-autorisation en ligne, sur le modèle de l'ESTA américain ou de l'eTA canadien : vous remplissez un formulaire avant le départ, les autorités coréennes vérifient votre profil, et vous recevez une réponse par courriel.
Ce n'est pas un visa. La distinction compte. Un visa s'obtient auprès d'un consulat, prend du temps et autorise un séjour long ou une activité précise. La K-ETA ne fait qu'ouvrir la porte de l'avion à quelqu'un qui, de toute façon, n'a pas besoin de visa. Elle a été mise en place en 2021 pour filtrer en amont plutôt qu'au comptoir de l'immigration.
La K-ETA est-elle obligatoire pour les Français ?
Non, pas en ce moment. Le ministère coréen de la Justice a mis en place une exemption temporaire de K-ETA pour une vingtaine de pays dont la France, et l'a prolongée jusqu'au 31 décembre 2026. L'ambassade de Corée en France comme l'ambassade de France en Corée confirment cette date.
La Belgique et la Suisse figurent parmi les pays concernés par le même dispositif, tout comme le Canada. Cette mesure fait partie d'un ensemble destiné à relancer le tourisme, reconduit d'année en année depuis 2023.
Une exemption temporaire, pas une suppression
La K-ETA n'a pas disparu : elle est suspendue pour certains pays, et l'échéance a déjà été repoussée plusieurs fois. Si vous partez en 2027 ou plus tard, considérez qu'elle redevient obligatoire tant qu'une nouvelle prolongation n'a pas été annoncée. Vérifiez le statut sur le site officiel quelques semaines avant le départ, c'est la seule source qui fasse foi.
Ce qui est vraiment obligatoire : l'e-Arrival Card
C'est la formalité que beaucoup ratent, précisément parce qu'ils ont retenu que la K-ETA n'était plus exigée. L'e-Arrival Card est la carte d'arrivée électronique, qui a remplacé le formulaire papier distribué à bord. Elle est obligatoire pour tout étranger sans carte de résident.
- Elle est gratuite, sur le site officiel e-arrivalcard.go.kr.
- Elle se remplit dans les trois jours qui précèdent l'arrivée, pas avant.
- Elle demande vos informations de passeport, votre vol et votre adresse sur place.
- À défaut, il reste possible de remplir un formulaire papier à l'arrivée, au prix d'une file d'attente supplémentaire.
Détail contre-intuitif : les voyageurs qui détiennent une K-ETA valide sont dispensés de la carte d'arrivée. C'est aujourd'hui le principal intérêt à en demander une alors qu'elle n'est plus exigée.
Qui doit demander la K-ETA ?
Hors période d'exemption, la K-ETA s'adresse aux ressortissants des pays dispensés de visa pour un séjour de 90 jours maximum, au titre du tourisme, d'un voyage d'affaires, d'une visite à des proches ou d'un événement. Elle ne concerne ni les titulaires d'un visa, qui n'en ont pas besoin, ni les passagers en simple transit sans passer l'immigration.
Elle est individuelle : un formulaire par voyageur, y compris pour les enfants, quel que soit leur âge, chacun devant disposer de son propre passeport.
Combien coûte la K-ETA ?
Les chiffres officiels
Le tarif officiel est de 10 000 wons, soit environ 6 euros au cours actuel, auxquels s'ajoutent des frais de traitement de quelques centaines de wons. C'est tout. Le détail du taux de change se trouve sur notre page la monnaie de la Corée du Sud.
Attention aux sites qui surfacturent
Une bonne partie des résultats de recherche sur « K-ETA » sont des intermédiaires commerciaux. Ils facturent couramment 40 à 80 euros pour remplir à votre place le même formulaire gratuit d'accès. Certains imitent la charte graphique officielle et utilisent des noms de domaine trompeurs. La seule adresse valable est k-eta.go.kr, en .go.kr, le domaine réservé au gouvernement coréen. Aucun organisme n'est mandaté pour traiter les demandes à sa place.
Comment faire sa demande ?
La démarche se fait sur le site officiel k-eta.go.kr ou via l'application mobile officielle K-ETA. Comptez une quinzaine de minutes.
- Préparez votre passeport et une photo d'identité au format numérique.
- Renseignez le formulaire : identité, coordonnées, profession, informations de voyage et adresse d'hébergement en Corée.
- Réglez les frais par carte bancaire.
- Attendez la réponse par courriel, généralement sous 72 heures.
Ne vous y prenez pas la veille. L'administration recommande de déposer la demande au moins 72 heures avant le départ, et un dossier incomplet peut demander un aller-retour. Une réponse négative n'empêche pas de voyager, mais impose alors de demander un visa classique.
Quelle est la durée de validité ?
Une K-ETA accordée est valable plusieurs années et pour des entrées multiples, la date d'expiration exacte figurant sur l'autorisation reçue. Elle est liée au passeport utilisé lors de la demande : un renouvellement de passeport impose une nouvelle demande, même si l'ancienne autorisation n'a pas expiré.
Une K-ETA délivrée avant la période d'exemption reste valable jusqu'à son échéance. Si vous en avez obtenu une lors d'un précédent voyage, vérifiez sa date : elle vous dispense de l'e-Arrival Card.
K-ETA ou visa : quelle différence ?
| K-ETA | Visa | |
|---|---|---|
| Pour qui | Ressortissants dispensés de visa | Tous les autres cas |
| Durée | 90 jours maximum | Selon le type de visa |
| Motif | Tourisme, affaires, visite | Travail, études, installation |
| Où | En ligne, k-eta.go.kr | Consulat de Corée |
| Délai | 72 heures en général | Plusieurs semaines |
Dès que votre projet dépasse le simple séjour touristique, vous basculez du côté du visa. Travailler, suivre des études, s'installer : chaque situation a son type de visa, détaillé dans notre section guide des visas coréens. Les jeunes de 18 à 30 ans qui veulent travailler sur place relèvent quant à eux du visa Working Holiday H-1, une démarche sans rapport avec la K-ETA.
Dernier point souvent oublié : ni la K-ETA ni l'exemption ne couvrent les frais de santé. La question de l'assurance voyage se pose indépendamment des formalités d'entrée.
Questions fréquentes
Sources officielles consultées le 31 juillet 2026: le site gouvernemental k-eta.go.kr, l'avis de prolongation publié par l'ambassade de la République de Corée en France, et la page « formalités d'entrée » de l'ambassade de France en Corée. Les règles d'entrée pouvant évoluer, vérifiez le statut en vigueur avant votre départ.
