La catégorie de visas F, c'est quoi ?
Les visas de résidence de catégorie F en Corée du Sud forment la famille de statuts la plus enviable, et de loin la moins connue des francophones. Leur particularité tient en une phrase : contrairement aux visas de travail, ils ne sont pas rattachés à un employeur. Le droit de séjour appartient à la personne, pas au contrat, ce qui change tout le rapport au pays.
| Code | Pour qui |
|---|---|
| F-1 | Famille en visite ou à charge, sans droit au travail par défaut |
| F-2 | Résident de longue durée, dont le F-2-7 obtenu au système de points |
| F-3 | Conjoint et enfants accompagnant le titulaire d'un autre visa |
| F-4 | Personnes d'origine coréenne vivant à l'étranger |
| F-5 | Résidence permanente |
| F-6 | Conjoint d'un ressortissant coréen |
Trois de ces statuts concernent réellement un candidat francophone : le F-6 pour les conjoints de Coréens, le F-2 pour les résidents de longue durée, et le F-5 pour la résidence permanente. Les autres relèvent de situations familiales particulières ou de l'origine coréenne.
Les repères
Le visa conjoint (F-6)
C'est la voie la plus fréquente vers un statut F pour un Français. Le F-6 s'adresse aux époux de ressortissants coréens, avec un mariage valide dans les deux pays. Il se décline en sous-catégories selon la situation : mariage en cours, parent élevant un enfant né de l'union, ou personne dont le lien conjugal a pris fin sans qu'elle en soit responsable.
L'instruction repose sur trois piliers, et c'est là que les dossiers échouent :
- Les ressources du conjoint coréen, qui doivent atteindre un seuil annuel révisé chaque année, de l'ordre de 25 millions de wons.
- La capacité à communiquer entre époux, démontrée par un niveau élémentaire de coréen, la maîtrise d'une autre langue commune, ou une durée de vie commune suffisante.
- La réalité du mariage, appréciée à partir de preuves concrètes de la relation. L'administration coréenne est attentive sur ce point, entretien à l'appui.
Le résident de longue durée (F-2)
Le F-2 couvre plusieurs situations, mais celle qui intéresse un expatrié qualifié porte le code F-2-7, attribué au système de points. C'est la voie qui permet de sortir d'un visa de travail sans passer par un mariage.
Le principe : réunir au moins 80 points sur un barème qui évalue l'âge, le niveau de diplôme, le niveau de coréen mesuré au TOPIK, les revenus annuels rapportés au revenu national moyen, et l'expérience déjà accumulée en Corée du Sud. Des bonus récompensent certaines contributions, et des malus sanctionnent les antécédents administratifs.
Concrètement, le profil qui passe combine un diplôme élevé, un revenu supérieur à la moyenne coréenne et un vrai niveau de langue. Le TOPIK est souvent le levier décisif, parce que c'est le seul critère sur lequel on peut encore progresser après trente ans, contrairement à l'âge ou au diplôme. Nos ressources sont sur apprendre le coréen.
La résidence permanente (F-5)
Le F-5 est l'aboutissement du parcours : un droit de séjour sans limite de durée, qui dispense des renouvellements et ouvre presque tous les droits, à l'exception du vote aux élections nationales et de certains emplois publics.
Il suppose plusieurs années de résidence continue sous un statut éligible. Depuis un F-2-7, comptez trois ans de maintien de ce statut. Les conditions financières se durcissent nettement à cette étape, avec une exigence de revenus de l'ordre du double du revenu national par habitant, sauf cas particuliers comme un diplôme obtenu dans une université coréenne. S'y ajoutent une évaluation de l'intégration et un casier vierge.
Le visa F-7 n'existe pas
La nomenclature coréenne va de F-1 à F-6, et il n'existe pas de code F-7. La confusion vient du F-2-7, qui n'est pas un visa autonome mais la septième sous-catégorie du visa F-2, celle du système de points.
Si vous lisez « visa F-7 » quelque part, c'est de ce statut qu'il s'agit.
Quel intérêt face aux visas de travail ?
La différence est structurelle. Un visa d'emploi comme le E-2 ou le E-7 est adossé à un employeur : changer de poste implique une démarche auprès de l'immigration, et perdre son travail met le séjour en danger. Un statut F rompt ce lien. On peut démissionner, changer de secteur, créer une entreprise ou rester quelque temps sans emploi sans que le droit de séjour soit remis en cause.
C'est aussi ce qui explique leur sélectivité. Pour la plupart des francophones, le parcours réaliste passe par une année en Working Holiday ou un premier visa de travail, puis, plusieurs années plus tard, une bascule vers le F-2-7 quand les revenus et le niveau de coréen le permettent. Le panorama complet est sur quel visa choisir pour la Corée du Sud, et quel que soit le statut, la carte de résident reste obligatoire.
Des seuils révisés chaque année
Les montants de revenus exigés, le barème de points et les durées de résidence sont réévalués régulièrement, et varient selon la sous-catégorie et le bureau de l'immigration. Les informations de cette page ont été vérifiées en juillet 2026 et donnent des ordres de grandeur, pas des seuils opposables.
Avant toute démarche, confirmez les conditions en vigueur sur hikorea.go.kr ou auprès du bureau de l'immigration dont vous dépendez.
