Vérifié auprès des sources officielles le 31 juillet 2026.

Faut-il un visa pour la Corée du Sud ? Pour un voyage touristique, la réponse est non si vous êtes français. Pour tout le reste, travailler, étudier, s'installer, elle est oui, et le type de visa dépend entièrement de votre projet. Cette page sert de point de départ : elle répond d'abord à la question du court séjour, puis oriente vers le visa qui correspond à votre situation.

Faut-il un visa pour la Corée du Sud ?

La règle tient en une ligne : 90 jours. En dessous, pour du tourisme, une visite à des proches ou un voyage d'affaires, les ressortissants français sont dispensés de visa. Au-delà, ou dès qu'il s'agit d'exercer une activité rémunérée ou de suivre des études, un visa est obligatoire.

L'essentiel

90 j
Sans visa, tourisme
Non
K-ETA jusqu'à fin 2026
Oui
e-Arrival Card
KVAC
Où déposer sa demande

Court séjour : ce qu'il faut retenir

Pas de visa pour moins de 90 jours en tourisme.
Pas de K-ETA non plus : l'autorisation est suspendue pour les Français jusqu'au 31 décembre 2026.
Mais l'e-Arrival Card est obligatoire, gratuite, à remplir dans les trois jours avant l'arrivée.

Le détail est sur notre page K-ETA et formalités d'entrée.

Deux précisions importantes. D'abord, cette exemption dépend de votre nationalité, pas de votre pays de résidence : un ressortissant algérien, marocain, sénégalais ou chinois résidant en France reste soumis à l'obligation de visa court séjour, et doit vérifier les conditions applicables auprès du consulat. Ensuite, l'exemption ne couvre aucune activité rémunérée, même ponctuelle : travailler pendant un séjour touristique est une infraction, quelle que soit la durée.

Les types de visa coréens

Le système coréen classe les visas par lettre et par numéro. La lettre indique la catégorie, le numéro la situation précise. Voici les cas qui concernent réellement un francophone.

CodeVisaPour quiDurée
ExemptionCourt séjour touristiqueFrançais, Belges, Suisses, Canadiens et autres nationalités exemptées90 jours
C-3Court séjourNationalités non exemptées, tourisme ou affaires90 jours maximum
H-1Working Holiday (PVT)18 à 30 ans, séjour mêlant voyage et travail1 an
E-2Enseignement des languesProfesseurs d'anglais natifs, diplômés du supérieur1 an renouvelable
E-7Travail qualifiéSalariés recrutés par une entreprise coréenneSelon le contrat
D-2Études supérieuresÉtudiants inscrits dans une université coréenneDurée du cursus
D-4Formation, cours de langueÉtudiants en institut de langue coréenne6 mois à 2 ans
F-2-7Résidence à pointsRésidents qualifiés, via un système de pointsLongue durée
F-6Conjoint de ressortissant coréenÉpoux ou épouse d'une personne de nationalité coréenneLongue durée

Cette liste n'est pas exhaustive : la Corée du Sud compte plusieurs dizaines de sous-catégories, du visa journaliste au visa d'investisseur. Les cas ci-dessus couvrent la quasi-totalité des projets d'un francophone.

Le PVT ou Working Holiday (H-1)

C'est la porte d'entrée la plus souple pour découvrir le pays sur la durée. Le visa vacances-travail s'adresse aux 18 à 30 ans, autorise un séjour d'un an et permet de travailler pour financer son voyage, sans employeur désigné à l'avance. Un quota annuel s'applique aux ressortissants français.

C'est aussi le visa qui demande le plus d'anticipation côté dossier, notamment sur la couverture d'assurance exigée pour toute la durée du séjour. Tout le détail est sur notre guide du visa Working Holiday H-1.

Les visas de travail

Ils supposent tous un employeur coréen identifié avant la demande : on ne vient pas chercher du travail avec un visa de travail, on obtient le visa parce qu'on a déjà l'emploi.

Le E-2 concerne l'enseignement des langues, très majoritairement l'anglais, et impose des conditions précises de nationalité et de diplôme. C'est historiquement la voie d'entrée la plus fréquentée par les étrangers en Corée : voir notre guide du visa E-2.

Le E-7 couvre le travail qualifié dans un domaine désigné, de l'ingénierie au design en passant par la traduction. C'est celui que visent la plupart des candidats à un poste dans une entreprise coréenne, notamment dans les grands groupes. Les autres visas E couvrent l'enseignement supérieur, la recherche, les arts et le spectacle.

Les visas d'études

Deux codes se distinguent, et la confusion entre les deux est fréquente. Le D-2 s'adresse aux étudiants inscrits dans un cursus diplômant d'une université coréenne, de la licence au doctorat. Le D-4 couvre les formations non diplômantes, au premier rang desquelles les cours de langue coréenne en institut universitaire, très prisés pour un séjour de six mois à deux ans.

Les deux autorisent un travail à temps partiel sous conditions, après un délai de présence et avec l'accord de l'université. Le détail figure sur notre page visa étudiant D-2.

Les visas famille et résidence

La catégorie F regroupe les statuts liés à une attache personnelle ou à une installation durable. Le F-6 pour les conjoints de ressortissants coréens, le F-4 pour les personnes d'origine coréenne, le F-5 pour la résidence permanente.

Le F-2-7 mérite une attention particulière : c'est un statut de résidence attribué par un système de points, calculés sur l'âge, les revenus, le niveau de coréen et le diplôme. Il offre une liberté d'emploi que les visas de travail n'ont pas, et constitue souvent l'objectif à moyen terme des expatriés installés. Voir notre guide du visa F-2-7.

Quel que soit le visa long séjour obtenu, une démarche s'impose à l'arrivée : l'obtention de la carte de résident ARC, dans les 90 jours suivant l'entrée sur le territoire.

Prix, formulaire et démarche

Depuis la France, un point surprend souvent : le consulat ne reçoit plus directement les dossiers. Les demandes passent par le KVAC, le centre de demande de visa coréen à Paris, mandaté par l'ambassade. C'est lui qui collecte les pièces, encaisse les frais et transmet.

Les ordres de grandeur des frais, à la date de cette mise à jour :

  • Visa court séjour : environ 30 à 50 € de frais consulaires.
  • Visa long séjour : environ 50 à 80 €, selon le type et le nombre d'entrées.
  • Frais de dossier du centre : de l'ordre de 60 €, qui s'ajoutent aux frais consulaires.

Vérifiez les montants avant de déposer

Les frais consulaires évoluent et varient selon la nationalité, le nombre d'entrées et la durée demandée. Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur constatés en 2026 : confirmez le tarif exact auprès du KVAC ou du consulat avant de constituer votre dossier. Méfiez-vous des sites intermédiaires qui facturent des services d'accompagnement bien au-delà des frais réels.

Le dossier type comprend le formulaire de demande officiel, un passeport valide au-delà du séjour, une photo aux normes, un justificatif de motif (lettre d'admission, contrat de travail, certificat d'emploi) et des justificatifs financiers. Chaque type de visa ajoute ses pièces propres, parfois lourdes : le E-2 exige par exemple un casier judiciaire apostillé et des diplômes authentifiés, ce qui prend plusieurs semaines à réunir.

Comptez de deux à quatre semaines de traitement pour un visa long séjour, davantage en période de rentrée universitaire. Ne calez pas un billet d'avion non modifiable sur une date de décision.

Assurance pour un visa long séjour

Plusieurs visas coréens, à commencer par le PVT, exigent une attestation d'assurance couvrant toute la durée du séjour dans les pièces du dossier.

  • Attestation fournie après souscription, à joindre au dossier
  • Couverture continue sur douze mois, ce qu'une assurance voyage ne permet pas
Voir les couvertures

Lien partenaire. Souscrire via ce lien ne change rien à votre tarif et nous permet de financer le site.

Le volet assurance est détaillé sur notre page assurance pour la Corée du Sud, et l'ensemble des démarches d'installation sur s'installer en Corée du Sud.

Changer de visa depuis la Corée

Question fréquente chez ceux qui sont déjà sur place : peut-on passer d'un statut à un autre sans rentrer en France ? Parfois, mais pas toujours. Certains changements se font auprès du bureau de l'immigration coréen, par exemple d'un visa étudiant vers un visa de travail après l'obtention d'un diplôme et d'une offre d'emploi. D'autres exigent de sortir du territoire et de redéposer une demande depuis l'étranger.

La règle générale à retenir : un séjour sans visa ne se transforme pas en visa long séjour depuis la Corée. Arriver en touriste en espérant régulariser sur place est le scénario qui échoue le plus souvent, et il oblige à repartir constituer un dossier complet.

Le dépassement de séjour coûte cher

Rester au-delà de la date autorisée expose à une amende qui augmente avec la durée du dépassement, et surtout à une interdiction de retour pouvant courir sur plusieurs années. Les contrôles coréens sont informatisés et systématiques à la sortie : il n'y a pas de tolérance de fait. Si votre situation se complique, adressez-vous au bureau de l'immigration avant l'échéance, pas après.

La fiscalité en Corée du Sud : l'essentiel

Un visa de long séjour finit toujours par poser la question de l'impôt. Le principe coréen est classique : on est imposé selon son statut de résident fiscal, indépendamment de la nationalité et du type de visa.

  • Résident fiscal : vous avez votre domicile en Corée du Sud, ou vous y avez séjourné 183 jours ou plus sur l'année fiscale. Depuis 2026, une présence de 183 jours consécutifs à cheval sur deux années fiscales suffit également. Le résident est imposé sur ses revenus mondiaux.
  • Non-résident : vous n'êtes imposé que sur vos revenus de source coréenne.

Le barème national est progressif, de 6 à 45 %, auquel s'ajoute un impôt local égal à 10 % de l'impôt dû : le taux réellement supporté va donc d'environ 6,6 à 49,5 %. La déclaration annuelle se dépose en mai, pour les revenus de l'année précédente.

Le taux forfaitaire de 19 %, à connaître avant de signer

Les salariés étrangers peuvent opter pour un taux forfaitaire de 19 % sur leurs revenus d'emploi, à la place du barème progressif, majoré du même impôt local de 10 %. L'option vaut vingt ans à compter du premier jour travaillé en Corée.

Elle devient intéressante à partir d'un certain niveau de rémunération, mais elle fait perdre le bénéfice des déductions et crédits d'impôt. Faites le calcul dans les deux sens avant de choisir : l'arbitrage dépend de votre salaire et de votre situation familiale.

Côté français, une convention fiscale lie les deux pays depuis 1981. Elle répartit le droit d'imposer et prévoit un mécanisme de crédit d'impôt, de sorte qu'un même revenu ne soit pas taxé deux fois. Elle ne dispense en revanche d'aucune obligation déclarative : selon votre situation, vous pouvez rester tenu de déclarer en France.

Cette section donne les principes, pas un conseil personnalisé. Les situations mixtes, revenus fonciers en France, travailleurs détachés, indépendants, méritent l'avis d'un professionnel. Les cotisations sociales, distinctes de l'impôt, sont détaillées sur la santé en Corée du Sud et le salaire moyen.

Questions fréquentes

Informations vérifiées le 31 juillet 2026auprès des sources officielles coréennes et françaises. Les règles d'entrée et les tarifs évoluant, confirmez auprès du consulat ou du KVAC avant toute démarche.